Maserati Biturbo 425

Marque Maserati
Modèle Biturbo 425
Couleur Rouge
Transmission Manuelle 5 rapports
Puissance 200 ch
Kilométrage 158.318 km
Année 1985
Prix 7.500€

La berline 425 (pour 4 portes, 2.5 litres) fut présentée à la traditionnelle conférence de presse du 14 décembre 1983. Elle fut la toute première berline Biturbo. Dessinée comme le coupé Biturbo par Pierangelo Andreani, elle en reprenait un maximum de pièces (capot moteur, mécanique, trains roulants). Mais la berline gagnait 24 cm en longueur (4.39 m), 8.9 cm en empattement (2.60 m) et 6 centimètres en hauteur pour la garde au toit des passagers arrière (1.36 m). Elle demeurait cependant compacte, légèrement plus grande que la BMW série 3 à 4 portes, et ne fut pas gratifiée de l’appellation « Quattroporte » car la Quattroporte III était produite en parallèle des Biturbo jusqu’en 1990.

La 425 inaugure le tableau de bord arrondi et la montre ovale Bouchet-Lassale, dorée et tournée légèrement vers le pilote. Le tableau de bord arrondi va se retrouver sur les Biturbo jusqu’à la Ghibli II et la Quattroporte IV avec un graphisme un petit peu différent et la montre suisse Lassale va devenir un très grand classique Maserati, puisque la forme ovale des montres reste encore présente en 2021.

Par son aspect compact, la 425 se posait en concurente des BMW série 3 à 4 portes mais elle était en fait beaucoup plus chère et dynamique. Tarifée 249 000 francs français en 1987 (valeur 65 000 euros de 2020), son prix était plus proche de celui de berlines plus grandes telles les Jaguar XJ 6 cylindres, les BMW série 5 et premières 7, les Mercedes 280 et premières S.

La 425 appartient à la première génération des Biturbo et pour cause : elle fut la toute première des berlines Biturbo et Pierangelo Andreani avait commencé à travailler sur elle dès 1981, avant même la présentation du coupé Biturbo le 14 décembre 1981.

A noter que la place dévolue aux jambes des passagers arrière est excellente dans la 425, meilleure que ce que les photos ne le laisseraient penser car l’assise arrière est longue. On a bien plus de place pour ses jambes que dans une Jaguar XJ 6 de la même époque, pourtant bien plus longue (j’ai testé les deux à l’arrière).

Dans l’épopée Biturbo, la 425 a ainsi inauguré pas mal de choses : les 4 portes bien-sûr mais aussi l’appellation numérique (425), le tableau de bord arrondi, la montre Lassale, l’inscription Maserati sur le (vrai) bois de la planche de bord et de nouvelles poignées de portières :

La Maserati 425 reprend le moteur V6 Biturbo 2.5 litres carbu sans intercooler qui était sorti sur le coupé Biturbo E (Exportation) durant l’année 1983. Cependant ce moteur est poussé de 185 (sur le coupé) à 200 cv (sur la 425) afin de pallier aux 100 kg d’embonpoint (très relatif à 1180 kg) de la berline par rapport au coupé Biturbo (1086 kg) :

Avec ce bon moteur de 200 cv, la 425 est bien pourvue pour être à l’aise en toute circonstances. Le poids de cette compacte berline ayant été très contenu, ses performances sont de tout premier ordre pour l’époque avec un 0 à 100 km/h en 6.9 secondes et 215 km/h en vitesse de pointe. Cependant, si le réglage très souple de la suspension confère à l’auto un indéniable confort, il faut demeurer humble avec l’accélérateur en virage car les trains roulants sont un peu dépassés par la puissance du moteur en attaque très sportive. Mais en usage normal, la jolie 425 est des plus agréables et confortables à mener sereinement.

A partir de la moité de 1985 apparaissent sur la 425 les améliorations du coupé Biturbo II : différentiel autobloquant Sensitork en remplacement du rudimentaire Salisbury, système de contrôle électronique du boost des turbos (MABC) et turbos refroidis par eau.

La 425 carbu a été produite de mars 1984 à janvier 1987 où elle a été remplacée par la 425 i qui sera produite de février 1987 à février 1988 où elle laissera la place à la 430.

Cet exemplaire possède un dossier d’entretient assez complet, avec le remplacement de pas mal de pièces. La climatisation fonctionne. Elle possède son manuel d’origine, ainsi que son carnet d’entretien original. Son dernier propriétaire a gardé la voiture 32 ans.

Travaux dans les 5.000 derniers km :

  • embrayage
  • révision de la crémaillère de direction et remplacement des silentbloc de suspension
  • révision système de freinage
  • géométrie
  • toutes les courroies, courroie de distribution faite en juin 2024
  • réglage des soupapes
  • réglage de l’allumeur
  • nouvelle ligne d’échappement

L’intérieur est parfait et ne présente aucun défaut. Le chassis ne présente aucune corrosion et est impeccable. Au niveau de la carrosserie, il y a de la corrosion au bout de l’aile avant droite, bas de portière passager et sur le tour d’aile avant droit (voir photos dans le dossier ci-dessous).